PORTFOLIO

EVANESCENCES

A l’origine d’Evanescences se trouve une œuvre naturelle : un coucher de soleil immortalisé par l’objectif d’un banal téléphone portable lors d’une promenade.

Devant ce spectacle, nous demeurons subjugués pourvu que la sensibilité nous imprègne.

Il n’est pas question de reproduire l’image, car ce serait la galvauder. Il convient plutôt de se laisser envahir par cet éblouissement visuel jusqu’à ce que nos sensations explosent, réveillant la mémoire, des moments que l’on croyait effacés et faisant apparaître d’autres images.

Devant la toile, le coucher de soleil évolue, les couleurs rayonnent, le paysage se transforme.

La peinture se libère, le couteau extirpe de leur gangue formes et créatures évanescences.

Des silhouettes se profilent pour nous inviter à la réflexion ou au contraire, elles nous invitent à l’immersion. Nul ne voit devant une toile abstraite que ce qu’il veut bien lui confier. Une forme, une ombre, une couleur éveillent des souvenirs, rappellent des expériences, invitent à la rêverie.

Evanescences est une expérience d’une liberté retrouvée. La chaleur des couleurs vous apaise comme le soleil tandis que son décor fantasmagorique vous entraîne pour votre plus belle rencontre avec vous-même, débarrassé du fardeau des contraintes extérieures.

Evanescences est une plongée en un vous renouvelé, imaginatif et volontiers prompt à la rêverie.

IMMERSION

Plonger, s’abandonner aux abysses, évoluer dans le milieu aquatique, retourner à ces instants avant notre naissance. S’engloutir en connaissance de cause et renoncer à la réalité tangible.

Oublier ce que l’on sait, ce que l’on vit et faire corps avec l’eau jusqu’à ce que la lumière ne vienne éclairer ces fonds obscurs. Alors en ces lieux mystérieux, une arcade surgit. 

Est-elle l’oeuvre de l’homme, d’une civilisation oubliée ? D’un culte révolu ? Ou s’agit-il d’une création de la nature, née du chaos primitif ? 

Et cette silhouette que l’on aperçoit, qui paraît nous attendre, est-elle réelle ou une manière de se raccrocher à notre humanité, de chercher l’approbation dans l’autre, de fuir notre solitude ? 

Guide, fantôme ? Derrière cette ruine, il y a sans doute un ailleurs, qui entretient la curiosité et invite à explorer ce qui se cache au-delà.

Le silence s’installe dans cette immensité omniprésente mais pourtant inconnue. A travers les coulures, j’exprime un souvenir, quelque chose qui s’efface lentement. Mais tout autour, la vie continue. A moins que la vie ne consiste à fermer les yeux et à lâcher prise pour se retrouver avec nous-mêmes.

PRESENCES

La genèse d’une œuvre est parfois surprenante. Présences en est la démonstration. A l’inverse de mes autres toiles qui se couvrent peu à peu de l’image que j’ai en tête, Présences est une œuvre brute, sauvage : une manifestation de l’art sans entrave.
Les coups de couteau ont décidé ; la peinture s’est exprimée.

Paysage de de glacier derrière une forêt ou univers presque mystique ?.
Peu à peu, le geste, parfois franc, parfois plus subtil, a fait naître une lueur, des zones profondes presque mystérieuses. Dans l’épaisseur de la matière, un univers et des émotions ont émergé.
Des profils se dessinent dans les éclats de blanc, dans des diagonales de vert. Des silhouettes, présences silencieuses, semblent se tenir là et observer.
Pourvu que vous vous attardiez, des visages apparaitront. Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Existent-ils ? Ou sont-ils le reflet de notre imaginaire ?
J’aurais pu les retoucher mais par déférence je n’ai pas osé. Ils auraient cessé d’être des présences pour devenir des personnages.
L’art est liberté. La toile est un support, mais pas à la matière : à l’imagination et à l’onirisme.
Des portes s’ouvrent, notre esprit s’éveille et parait aux aguets. A moins que ce ne soient les présences qui vous guettent.
Certaines choses ne se révèlent qu’à celui qui prend le temps de regarder.

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